GARD ECO 04/05/2010

Coup de balai sur l'illettrisme

 

Nous vous avions présenté dans notre édition du 6 juillet dernier, l'initiative de la société de
nettoyage Solonet, qui avait entrepris de dispenser des cours d'alphabétisation à ses salariés,
des femmes d'origine étrangère pour la plupart. Après 250 heures de formation étalées sur une
année, 11 des 13 stagiaires engagées bénévolement dans cette expérience se sont vues
décerner un diplôme, des mains de Dominique Gadonneix, Président du groupe Aber Propreté,
propriétaire de Solonet. Un taux de réussite qui encourage les organisateurs à poursuivre
l'aventure, en lançant un nouvel appel à candidatures parmi les salariés de l'entreprise,
notamment attributaire du marché du nettoyage des écoles de la ville de Nîmes. La municipalité
qui a, dès le départ, salué cette initiative, et qui devrait même faire de l'existence d'un plan de
formation, une condition d'attribution du marché dont le renouvellement interviendra l'année
prochaine. "Maintenant, je sais remplir un chèque", plaisante Jamila, qui poursuit plus
sérieusement : "ça m'a donné confiance en moi, et j'ai envie de continuer".

Ouest France - 24/03/2010

Ces salariées apprennent à lire et à écrire

 

Ghislaine, au centre de formation CLPS, à Rennes, travaille à partir des étiquettes, des fiches ou contrats auxquels sont quotidiennement confrontées ces femmes de ménage.

Ces femmes de ménage ne savaient ni lire, ni écrire. Après leur travail du matin, elles apprennent à être autonomes.
 

Yattou est salariée dans une entreprise de nettoyage, Aber propreté. Et forcément, le matin, lorsqu'elle se rend dans les bureaux, elle doit souvent lire les consignes laissées par les clients. Mais que faire quand on ne sait ni lire, ni écrire ?

Lorsque c'est possible, elle demande à une collègue de l'aider à déchiffrer le message. Lorsqu'elle est seule, « je fais parfois comme si je n'avais rien vu », avoue-t-elle.

Fatima, elle aussi salariée dans la même entreprise, use parfois d'un autre stratagème. « Si le client me laisse un mot en me posant une question, je l'emporte chez moi. Mes filles m'aident et le lendemain, je redépose le mot avec une réponse. »

Bref, il faut souvent faire preuve d'imagination. Et ce, d'autant plus que les occasions d'être confrontées à la lecture sont de plus en plus nombreuses : les cahiers de liaison avec les clients, les fiches techniques des produits, les contrats de travail...

« Peur de se faire virer... »

Seulement voilà, comment avouer qu'on ne sait ni lire, ni écrire ? « Certains n'osent pas le dévoiler à leur employeur de peur de se faire virer », reconnaît Liliane Savary, responsable du fonds de formation (Faf) financé par les entreprises de nettoyage. Pragmatique, Fatima ne se fait pourtant pas d'illusions : « Si le client vous laisse un mot et que celui-ci reste cinq jours sur la porte, il comprend vite... »

Aussi, pour aider ces salariées - d'origine étrangère pour certaines, ayant quitté l'école très tôt pour d'autres , le Faf a lancé la formation « écrits professionnels ». Celle-ci existe depuis dix ans et a déjà permis à 2 300 personnes, à travers la France, d'apprendre à lire et à écrire.

« On est fières ! »

Actuellement, à Rennes, Yattou, Fatima et cinq autres personnes suivent cette formation de 250 heures. « Pour elles, ce n'est pas évident, car elles viennent ici après leur travail. C'est-à-dire, après s'être levées à 4 h du matin », relate Ghislaine Le Berrigaud, l'une des formatrices.

Et pourtant, les sourires se lisent sur les visages. Il est vrai que dans les locaux du centre de formation (CLPS), à Rennes, ce n'est pas l'école. « On travaille, par exemple, sur les étiquettes des produits. Et à partir de là, on fait des exercices », explique Ghislaine. « Je suis vraiment ravie d'être ici. Au quartier, on a bien appris l'alphabet. Seulement, on ne sait pas associer les lettres », confirme Yattou.

Pour le Faf, le coût de ces « écrits professionnels » est de 3 750 € par salarié. Mais l'investissement est loin d'être vain. « On a tout intérêt à conserver nos salariées. D'ici à 10 ans, en France, 150 000 personnes de notre secteur doivent partir en retraite », rappelle-t-on du côté des employeurs.

Pour les salariées, c'est bien plus que l'apprentissage de la lecture et de l'écriture qui se joue là. C'est aussi une question d'autonomie, d'assurance. « On est fières », insiste Yattou qui est désormais chef d'équipe.

Pierrick BAUDAIS.

LeTélégramme - 16/03/2010

Du plumeau au stylo

 

La salle 122 du centre de formation CLPS, à Rennes, ressemblerait presque à une classe de CP. À une différence près. Ici, les écolières ont entre 30 et 55 ans. Et en dehors de la classe, elles sont femmes de ménage dans des entreprises de la région rennaise.

 

Elles s'appellent Fatima, Lubaba, Yattou, Habiba ou encore Hadda. Des mères de famille d'origine marocaine, éthiopienne, congolaise. Toutes salariées d'Aber Propreté. Une société de nettoyage qui a décidé, il y a maintenant deux ans, de consacrer une partie de son budget formation à ses agents de nettoyage, bien souvent d'origine étrangère.

Documents réels

Pas question, ici, d'enseigner à ces dames l'art de la dictée. «On reste toujours dans notre environnement de travail», explique Yattou Lamgandaze, chef d'équipe qui suit la formation depuis deux ans. Savoir décrypter les panneaux de sécurité, les étiquettes de produits ménagers, le fonctionnement des machines... Mais aussi «les façons de parler aux clients, aux salariés et aux chefs. Lire les messages sur les cahiers de liaison...». «Contrairement à l'école, on utilise que des documents réels, qui font partie de leur vie professionnelle», explique leur formatrice, Ghislaine Le Berrigaud. Et au-delà, l'apprentissage de la langue de Molière leur sert aussi dans la vie de tous les jours. «Mon niveau de français quand je suis rentrée chez Aber, il y a dix-sept ans? Zéro!», concède bien volontiers Yattou Lamgandaze. Tout comme sa collègue Habiba, qui confie n'être jamais allée à l'école. «Le français, c'est dans le quartier, en emmenant les enfants à l'école qu'on a commencé à l'apprendre», souligne, en écho, Fatima. Mais aujourd'hui, grâce à cette formation, «ça nous sert beaucoup, insiste Yattou. Pour manger, faire des courses, voyager. Pour tout! Avant, quand je recevais du courrier, j'attendais une semaine pour l'ouvrir. Plus maintenant».

Un espace de liberté qui a un prix

Cette formation de 250heures annuelles, c'est une véritable bouffée d'air frais pour ces femmes de l'ombre. Un espace de liberté qui a un prix. «Elles montrent une grande motivation, explique Ghislaine Le Berrigaud car elles exercent un travail difficile. Elles commencent tôt leur journée (4h30) et enchaînent sur la formation». Le prix, il est également du côté de l'entreprise. 3.750 EUR par an et par salarié pris sur les fonds de professionnalisation du FAF Propreté, le fonds de formation de la branche. Mais les résultats sont là. «Un salarié qui gagne en autonomie va s'épanouir et aura des relations différentes avec ses responsables, et surtout avec les clients», indique Patricia Belé, directrice des ressources humaines d'Aber Propreté. Choc des cultures, mépris, racisme qui ne dit pas son nom... Les conflits entre une entreprise cliente et un agent de nettoyage sont légion. Mais grâce à l'apprentissage de la langue et de l'écrit, «la considération est sans doute meilleure. Les relations deviennent plus chaleureuses, plus riches», note Patricia Belé. En France, depuis dix ans, 1.600 salariés de la propreté ont suivi cette formation.

  • Philippe Créhange

LaLettreM - 17/11/2009

Racheté, Solonet se restructure

 

Le Groupe de nettouyage industriel Solonet (15 M€ de CA en 2009, 750 ETP) est en pleine restructuration après son rachat, en avril 2009, par le groupe breton Aber (45 M€ de CA, 2500 ETP). En Janvier 2010, la holding pour la région Sud s'installera, avec son nouveau directeur régional, Emmanuel BERTRAND (ancien directeur de Solonet Meditérranée), dans 170m2 de bureaux à Montpellier (quartier Millénaire).« Nous souhaitons recréér des pôles de proximité avec nos clients.Nous allons réactiver le site de Nîmes et en ouvrir un nouveau à montpellier », indique le directeur régional. AU total, la région sud comptera sept agences de Perpignan à Chambéry, en passant par Clermont-Ferrand.« le bail de Lunel s'achève dans 1 an et demi. Il ne sera pas renouvelé», ajoute Dominique GADONNEIX , président du groupe Aber. Le directeur de Nîmes sera l'ancien directeur du développement de Solonet, William DELER. Le recrutement du directeur de Montpellier est en cours, tout comme la recherche de 200m2 d'entrepot  à Montpellier.

Bretagne Economique - Octobre 2009

LE GROUPE ABER PROPRETÉ SE DÉPLOIE SUR LES 3/4 DE LA FRANCE
GRÂCE À UNE STRATÉGIE ACCRUE DE DÉCENTRALISATION

 

La proximité,un facteur essentiel pour durer

 

De G à D : Marcel Jourden, directeur développement Ouest et Dominique Gadonneix, président

Depuis plus de 25 ans, le groupe Aber propreté n’a cessé de se développer pour compter aujourd’hui près de 4 000 salariés répartis dans 30 établissements. A l’origine de cette croissance, un Finistérien, Dominique Gadonneix, qui, en 1983, a racheté une entreprise brestoise de services de nettoyage B to B avec 40 salariés.

“Solonet1 est ma dernière acquisition, opérée en avril 2009 dans le Sud de la France“, développe Dominique Gadonneix, président, basé à Bruz près de Rennes, lieu du siège social du groupe. Ma prioriété dans les semaines à venir est de la restructurer et d’ouvrir de nouvelles agences. Je crois à la décentralisation et souhaite un établissement dans chacune des villes où nous sommes présents. Chaque responsable a les mêmes pouvoirs qu’un DG et peut donc être très réactif à tous les niveaux. Il dispose d’une vraie équipe pour le seconder (assistante, inspecteur technique et agents de propreté soit environ une centaine de personnes par agence). La proximité avec les clients est essentielle, c’est la clé de notre longévité. En cas de problème, on a tout de suite les retours et on peut alors intervenir très rapidement. La qualité du service rendu va de paire”. La formule semble lui réussir puisqu’avec un CA consolidé de 45 millions d’euros (arrêté au 30.09.09), à périmètre constant, la croissance de son groupe s’établit à 8% par rapport à l’exercice précédent (2007/2008). Avec 8 établissements, l’Ouest (Bretagne + Nantes + Laval) réalise pour sa part un CA de 18,3 millions d’euros et emploie 1 400 personnes. Pour être, aujourd’hui, dans le top 20 des sociétés de services de nettoyage de locaux en France, Aber Propreté a
procédé à des rachats et suivi ainsi le mouvement de concentration des donneurs d’ordre. “Désormais, reprend Dominique Gadonneix, les référencements sont supra régionaux ou nationaux comme dans la distribution. Ce sont mes clients et mes équipes qui me poussent à avancer. Mais vous rendez-vous compte, j’explose à 56 ans !”
L’autre facteur de réussite de l’entreprise est sa capacité à fidéliser ses clients (4 % à 5 % de rotation sur un an), constitués aux 3/4 d’entreprises privées avec une grosse implantation dans les PME bretonnes. En 30 ans, l’image d’Aber propreté ne s’est pas altérée et le recrutement d’agents de propreté fonctionne beaucoup sur le  bouche-à-oreille. “Le respect du personnel est primordial. Plus on voit les salariés, plus on les fidélise et plus ils nous le rendent. Dans notre secteur, ils ont rarement la reconnaissance par le salaire, donnons leur au moins la reconnaissance humaine.” Ecoute, formation, livret d’accueil, journal interne, comité d’entreprise participent de
cette démarche qui veut que chaque agence soit au milieu de son personnel et de ses clients.


V.M.

1 Solonet groupe qui réunit trois entités en Méditerranée ,Rhônes Alpes et Massif central et compte 1 500 personnes

GARD ECO - 06/07/2009

Formation professionnelle : Solonet alphabétise ses salariés

 

Depuis la mi-mars, à raison d'une matinée par semaine, une douzaine de salariées de la société Solonet Méditerranée troquent leurs balais et leurs plumeaux contre cahiers et stylos, pour suivre un cycle d'alphabétisation proposé par leur employeur. Une initiative aussi originale que cruciale dans un secteur qui peine à recruter, malgré de profondes mutations vers toujours plus de professionnalisation.

L'alphabétisation, une priorité pour le secteur

Lorsque l'on évoque la formation professionnelle, les domaines qui viennent spontanément à l'esprit sont généralement la bureautique, ou bien des formations techniques. Mais rarement l'alphabétisation. Pourtant, dans le secteur de la propreté, ce type de formation fait aujourd'hui partie des priorités de branche, preuve que le besoin est fort. C'est en tous cas le constat auquel est arrivé Emmanuel Bertrand, directeur d'établissement de la société Solonet, qui a notamment en charge le nettoyage de toutes les écoles primaires de la ville de Nîmes : "J'ai pris conscience de ce problème au cours d'un entretien préalable au licenciement auquel j'avais convoqué l'une de nos salariées, qui s'était un peu emportée face à une directrice d'école. Mais en creusant la question, je me suis aperçu que tout cela provenait de malentendus, car notre collaboratrice ne comprenait pas ce que lui demandait la directrice".

250 heures pour apprendre à lire

Dans le courant du mois de novembre, le projet d'une formation d'alphabétisation voit le jour : un parcours de 250 heures, à raison d'une demi-journée par semaine, en dehors des horaires habituels de travail qui se répartissent généralement avant 8h ou après 17h. Des heures en plus, payées en plus. Et c'est sans doute l'une des clés de la réussite de ce projet, qui a tout de suite rencontré un vif succès auprès des 160 salariées affectées aux écoles Nîmoises. A tel point qu'il a fallu sélectionner les candidats, pour parvenir à un premier groupe d'une douzaine de personnes. Deux autres groupes pourraient suivre le même parcours dans les mois à venir.

L'objectif de la formation est simple : être capable de lire une consigne sur un cahier de liaison, ou de déchiffrer une étiquette sur un produit de nettoyage. Mais pour les stagiaires, dont certaines ne sont jamais allées à l'école, l'espoir va bien au delà, comme l'explique une dame d'une cinquantaine d'années : "ce que je veux, c'est pouvoir lire, écrire, noter un numéro de téléphone ou une adresse. Déjà, je sais écrire mon nom, je suis contente. Mais ce que je voudrais, c'est faire des dictées…". Pour le formateur de l'Irfa Sud, en charge de ce dossier, la tâche n'est pas simple pour concilier le objectifs professionnels et les ambitions personnelles de maîtriser cet outil d'intégration qu'est la lecture. Le tout, en oubliant les méthodes classiques, trop infantilisantes pour ce public d'adulte.

Un espoir d'ascenseur social ?

Alors que la plupart de ses collègues de stage portent le voile, Jamila, 35 ans, en jeans et basket, semble parfaitement intégrée, maniant le français avec l'aisance de ses 17 années passées ici depuis son arrivée du maroc. Son seul problème est de n'être jamais allée à l'école, et de ne savoir ni lire, ni écrire. Au delà du frein professionnel, elle redoute l'image que cette lacune pourrait donner d'elle : "je ne veux pas laisser de mot écrit, j'ai peur que l'on se moque de moi". Pourtant, les ambitions sont3 là, et la jeune femme se projette déjà dans l'après-formation.

Elle apostrophe Dominique Gadonneix, Directeur Général du groupe Aber - dont fait désormais partie Solonet - en visite à Nîmes ce jour là : "Est-ce que l'on pourra avoir des cours de perfectionnement après ?". Pour ce breton, qui a bâti en vingt ans un groupe qui compte aujourd'hui plus de 3000 salariés, la question de l'alphabétisation n'est pas taboue. Il explique aux stagiaires : "Vous savez, mon grand-père, qui a été élevé avec la langue bretonne, a toujours eu du mal à parler français, et ça ne m'a pas empêché d'arriver là ou je suis". D'autant qu'il fait de la promotion interne l'un des moteurs pour son entreprise, dont l'un des enjeux majeurs est de recruter les employés et les cadres pour répondre à la croissance. Un nouvel espoir pour Jamila.

Le Télégramme - 16/04/2009

Aber Propreté joue la proximité

 

Ses agents nettoient à la fois les avions de Brit Air, les locaux de Géant et de Leclerc ou encore ceux de la chambre de commerce. En onze ans, l'agence de Morlaix d'Aber Propreté est passée de 30 à 125 salariés.

Dans le contexte de crise que l'on connaît, certains patrons gardent encore le sourire. C'est le cas de Bruno Quintric, directeur de l'agence de Morlaix d'Aber Propreté. «Notre agence fonctionne bien. Même si on ressent quand même la récession en constatant la frilosité de certains clients». Bruno Quintric est salarié d'Aber Propreté depuis 17 ans. Spécialisé dans le nettoyageindustriel, ce groupe régional emploie désormais 4.000 personnes, depuis le rachat, le 1eravril, de l'entreprise Solonet et de ses 1.500 salariés. Morlaix est l'une des 18 agences de cette société créée à Brest en 1975. Simple antenne de l'agence brestoise au départ, en 1998, Aber Propreté Morlaix est devenue autonome trois ans plus tard. Après des débuts dans les locaux de l'ancienne entreprise Taoc, à la Boissière, l'agence est demeurée dans la même zone, rue Yves-Guyader, en y construisant un bâtiment moderne de 300m² adapté à son activité. C'est à partir de ce site que l'équipe dirigée par Bruno Quintric, six collaborateurs au total, dont trois animateurs d'exploitation, coordonne le travail des 125 agents d'entretien.


«Qui dit réactivité dit proximité»

Ces derniers assurent des prestations de nettoyage dans diverses entreprises du pays de Morlaix, de Saint-Pol-de-Léon, de Landivisiau et de Carhaix. «Dans notre métier, la réactivité est primordiale. Et qui dit réactivité dit forcément proximité», explique le directeur. Parmi ses références, Aber Propreté compte notamment des grands noms de l'industrie locale comme Giannoni ou Brit Air, mais aussi des succursales automobiles et des enseignes de la grande distribution comme Géant Saint-Martin-des-Champs ou Leclerc Morlaix. Ses agents interviennent également sur des sites de santé comme la clinique de la Baie et dans le secteur tertiaire.

«Valoriser le travail des agents d'entretien»

Chez Aber Propreté, fidéliser la clientèle et le personnel est un leitmotiv permanent. Pour gagner la confiance des entreprises, la société propose des prestations «propreté» sur mesure. Qu'il s'agisse de bureaux, d'usines, de collectivités ou de grandes surfaces, un contrat de résultat est établi avec chaque client. Des fiches de contrôle qualité sont ainsi réalisées sur chaque chantier. Bruno Quintric met aussi en avant la politique de ressources humaines de son entreprise. Cette stratégie se traduit notamment par les efforts réalisés en terme de formation des personnels, composés à 70% de femmes. «Dans un métier qui n'apparaît pas forcément très valorisant, on essaye justement de valoriser au maximum le travail de nos agents». Aber Propreté se distingue aussi par sa politique de développement durable. «Nous privilégions tant que possible le choix de produits bio-dégradables et peu agressifs, en concourant ainsi à la préservation de l'environnement», se félicite Bruno Quintric.

Une antenne à Lannion

Sans avoir de visées expansionnistes, Aber Propreté tente cependant de grignoter des marchés dans la région. C'est ainsi que depuis un an, l'agence morlaisienne a ouvert une antenne à Lannion. En espérant rencontrer dans les Côtes-d'Armor le même succès que dans le Finistère.

Jean-Philippe Quignon

EKO - Novembre 2008

Aber Propreté s’engage pour un développement durable et responsable

 

L’entreprise de propreté mène depuis plusieurs années diverses actions liées à sa démarche de développement durable. Des produits utilisés aux horaires d’intervention de ses salariés, rien n’est laissé de côté.

Né en 1975 et repris en 1983 par Dominique Gadonneix, le groupe Aber Propreté s’est peu à peu déployé sur le Grand Ouest de la France. Aujourd’hui, il compte 17 agences, privilégiant « la proximité et donc la réactivité » pour répondre aux besoins de ses clients, entreprises du tertiaire, sociétés commerciales et de distribution, sociétés industrielles, administrations ou encore établissements de santé.

Désireux d’adopter une démarche responsable en terme de développement durable et social, le groupe Aber Propreté se penche depuis 2 à 3 ans sur diverses actions à mener dans ce sens. « Les administrations, de plus en plus dotées d’un Agenda 21, sont sensibles à l’utilisation de produits écologiques, dotés d’éco-labels. Les appels d’offres reflètent cette demande et nous avons décidé d’y répondre en adoptant nous aussi cette démarche », explique Marcel Jourden, Directeur du développement Ouest du groupe. Des tests sont ainsi menés pour trouver et sélectionner les produits les plus propres et bio possibles. « Il faut par ailleurs convaincre nos clients, ajoute Marcel Jourden. Mais c’est vrai qu’ils entendent eux aussi davantage ce discours.C’est donc un véritable partenariat que nous tissons avec eux, comme en matière de tri sélectif sur site d’ailleurs. »

“ Être une entreprise citoyenne suppose aussi de limiter l’usure professionnelle de ses employés, qui sont au sommet de nos préoccupations ”

 

Pour Aber Propreté, les enjeux sont importants. Notamment pour ses salariés qui manipulent chaque jour ces produits. « Être une entreprise citoyenne suppose aussi de limiter l’usure professionnelle de ses employés, qui sont au sommet de nos préoccupations », complète le Directeur. Soucieux de préserver ses 2 300 salariés, à l’heure également où les entreprises du secteur peinent à trouver de la main d’oeuvre, Aber Propreté s’attaque depuis quelques mois à une nouvelle tâche bien ardue : la réorganisation des horaires d’intervention. « C’est un point essentiel d’amélioration des conditions de travail de nos salariés, argumente Patricia Bêlé, Directrice des Ressources Humaines. En offrant la possibilité à nos équipes d’intervenir en journée, cela permettrait de lutter notamment contre les troubles musculo-squelettiques (TMS) liés, en partie, à l’exécution des tâches, aux amplitudes horaires importantes, au cumul d’employeurs et au nombre de jours travaillés sur la semaine. Ainsi nos salariés accéderaient plus facilement à un temps complet au sein d’une même entreprise. » Reste à convaincre les clients. Pour cela, Aber sait faire preuve de patience et de pédagogie.

ALG